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ACTUALITE & AGENDA/Vaux le Bardoult

Vaux le Bardoult

L’église de Vaux-le-Bardoult, son passé et son présent.

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      Village, église et paroisse de Vaux le Bardoult existaient dès la fin du 13 siècle, paroisse chichement dotée par le seigneur du lieu, qui cependant, disposait de son accès personnel dans l’église « la porte du Seigneur » , porte encore existante
      Vaux devient municipalité en février 1790, dotée d’un maire et d’un greffier, l’un, curé, et l’autre, vicaire de la paroisse. Le temps et la révolution passent et l’abbé Ernis, ancien vicaire, qui, grâce à la complicité des habitants, a pu échapper aux purges de la révolution, revient à Vaux et en obtient la Cure.
      Lors du concordat en 1801, pour le culte, Vaux est rattachée à Montgaroult et, au Curé Ernis échoit la charge de curé de la nouvelle paroisse. La paroisse de Vaux est supprimée cependant que la commune et l’église demeurent et sont chers au cœur des Vauxois (appellation citée par Xavier Rousseau)
      Au cours de ces années passées, l’église est entretenue par les villageois avec sans doute de faibles moyens ; intempéries et peut-être faiblesses dans la construction, l’édifice se dégrade au point qu’en 1757 l’évêque constate que la nef menace de tomber en ruine, et dès lors, les Vauxois s’organisent et œuvrent pour sa restauration.
      A l’exception du chœur en bon état, la nef est entièrement rebâtie, agrandie avec de vastes fenêtres à arc surbaissé, deux bras transversaux sont construits, l’un est doté d’une cloche, l’autre devient débarras. On commence une tour carrée formant un porche destinée à devenir un clocher mais la révolution survient qui stoppe les travaux.
      En 1813, l’église est à nouveau en très mauvais état, menacée de destruction ; elle est sauvée par la population encore très nombreuse à l’époque. Cependant, le 18 août 1839, la commune de Vaux-le-Bardoult est administrativement rattachée à sa voisine Montgaroult. L’intégration est bonne entre voisins qui se connaissent bien ; toutefois, au sein de cette nouvelle commune élargie, un lien particulier persistera entre les Vauxois et leur église.
      En 1971, la tempête de janvier endommage fortement la toiture. La commune de Montgaroult ne peut financer que quelques travaux de sauvegarde pour éviter l’effondrement des murs. On sollicite le Conservateur Régional des Bâtiments de France qui alerte la préfecture en vue d’une demande d’inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Toujours aussi motivés, les habitants de Vaux créent une association pour la préservation du site et empruntent 10.000 francs. Des propriétaires donnent des arbres débités gratuitement pour refaire la charpente et la couverture. Transport et mise en œuvre sont faits par les habitants avec les conseils de professionnels. Le lundi de Pâques 1973 a lieu l’inauguration rehaussée par l’intervention d’un jeune violoncelliste à l’aube d’une très belle carrière.
      Par malchance, trois années de sécheresse entrainent des lézardes dans les murs. Les habitants de Vaux se mobilisent à nouveau. Soutenus par la municipalité, commencent des démarches de longue durée.
      L’église n’étant plus desservie, un accord entre l’évêché et les autorités préfectorales aboutit à sa désaffectation qui sera officialisée par un arrêté préfectoral du 17 décembre 2004, cependant que les Vauxois ayant perdu et leur paroisse et leur église, tiennent encore plus à sauvegarder leur édifice.
La mobilisation de la Commune, de la Communauté de Communes, et de la Préfecture aboutit enfin. Vaux le Bardoult est retenu comme projet fédérateur de la CDC éligible au contrat de pôle ouvrant droit aux concours importants de la Région, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et du fonds de la Réserve Parlementaire.
      Au final la CDC a supporté un peu plus de la moitié du coût global de l’opération qui avait été précédée de gros travaux exécutés par la commune de Montgaroult.

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      L’objet de ce projet communautaire était de créer un Centre Culturel, objectif sans doute trop ambitieux, compte tenu de la localisation de l’édifice et de la difficulté financière et économique de lui trouver une vocation permanente.
      L’importance des investissements justifiait, toutefois, que l’Eglise, désaffectée mais remarquablement rénovée, ait une nouvelle vie. C’est dans ce but que la C D C a confié en 2010 à l’Office du tourisme le soin d’y organiser des activités compatibles avec son histoire. L’idée d’y accueillir des banquets et séminaires a du rapidement être abandonnée compte tenu du manque d’infrastructures et de l’obligation d’engager une importante tranche de travaux d’aménagements.
L’expérience a montré que le cadre était particulièrement adapté pour l’organisation d’expositions. C’est ainsi que l’Office de Tourisme en organise 2 fois par an, à l’occasion de Pierres en Lumières et des Journées du Patrimoine. Il met également l’Eglise à la disposition des artistes amateurs qui le souhaitent.
C’est également un cadre agréable pour l’organisation de concerts, après amélioration des conditions acoustiques, non traitées dans l’opération de restauration. L’Office en organise 2 chaque année et accueille les demandes de formations qui veulent y donner des spectacles.
Enfin, pourraient également s’y tenir des conférences.
 
      Certes, l’édifice n’a plus pour vocation d’être un lieu de culte. Cependant, on ne supprime pas d’un trait de plume une tradition multiséculaire, on n’oublie pas tant de pugnacité, d’efforts, de souffrances, c’est pourquoi, unanimement la C D C gestionnaire de l’édifice, avec l’accord de la commune de Montgaroult, a maintenu l’appellation d’église de Vaux-le-Bardoult, sans lui associer le nom de Saint Marc qui fût jadis son digne patron.
Les Associations désireuses d’y organiser des manifestations sont invitées à en faire la demande à l’Office de Tourisme.

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