Les « spots » nature favoris pour voir des animaux
Bocage et prairies : royaume des cervidés et renards
À l’aube ou au crépuscule, un silence s’installe sur les haies tortueuses qui ourlent les chemins. C’est le moment de sortir jumelles et chaussures étanches. Entre La Roche d’Oëtre (Saint-Philbert-sur-Orne) et les prairies de Putanges-le-Lac, les chevreuils s’aventurent hors du bois pour venir brouter aux premières lueurs. Selon l’Office français de la biodiversité, la densité moyenne du chevreuil dans l’Orne atteint jusqu’à 10 individus par km² sur certaines communes du bocage (). Les lisières bordées de frênes et d’aubépines offrent également un territoire privilégié au renard roux, dont les terriers se devinent parfois sous un vieux roncier.
- Privilégier la balade à l’aube (6h-8h) ou en soirée.
- Marcher lentement, en silence, idéalement contre le vent.
- Observer les traces : empreintes fraîches sur sentier boueux, crottes allongées, poils sur grillage.
Branches, chants et envols : observer les oiseaux des Courbes de l’Orne
La vallée de l’Orne et les pentes de la Suisse Normande forment un corridor pour plus de 120 espèces d’oiseaux nichant ou migratrices selon la LPO Normandie (). Le cincle plongeur anime les rivières vives, plongeant sous l’eau à la recherche d’insectes ; la bergeronnette des ruisseaux trottine sur les galets.
- Dans les gorges de Saint-Philbert-sur-Orne et aux abords du Noireau, guetter la bondrée apivore (mai-juillet)
- Prairies de Rabodanges : possibilité d’apercevoir la chouette effraie, très active au début de la nuit
- Rapaces courants : buse variable, milan royal, faucon crécerelle. Guetter les phases de vol stationnaire au-dessus des champs.
Au printemps, un concert d’oiseaux illumine la moindre clairière. Le merle noir, les fauvettes, le bruant jaune se partagent les premières loges.
La rivière Orne et ses affluents : traces de la loutre, dans l’ombre des saules
Certains matins, la brume caresse encore l’eau que déjà une vie secrète s’active. Le retour de la loutre d’Europe dans les vallées ornaises est un signal fort de la qualité retrouvée des eaux (). Près de Pont-d’Ouilly, Putanges-Pont-Ecrépin et Brieux, des observateurs patients relèvent régulièrement traces de passage : restes d’écrevisses, crottiers sur de grosses pierres, pattes palmées imprimées dans la vase. Attention, la rencontre s’avère rare : privilégier les bords d’Orne très tôt, marcher sans bruit, éviter les chiens.